Gamera Obscura

24 septembre 2012

Let's begin with The Secret (Tallman)

The Secret

Réalisé par Pascal Laugier

 

Dans une bourgade du fin-fond du pays de l'oncle Sam, les enlèvements d'enfant se multiplient. Une légende urbaine a finit par naître, parlant du Tallman (titre original du film), qui emporterait les enfants dans la forêt. Une jeune infirmière reste le seul rayon de soleil dans ce lieu se décomposant sur lui même. Et pourtant, son jeune garçon sera la prochaine victime du Tallman.

 

 

 

Pascal Laugier nous avait déjà servi des films comme Saint Ange et Martyrs qui font pour moi, parti des meileurs films de genres français récents. Et là, encore, M. Laugier nous plonge dans un polar sur fond de légende urbaine, qui bascule dans un survival au suspens des plus intenses.

 

Difficile de parler du film en détail sans en spoiler tous les tenants et aboutissants. Disons que les spectateurs préférant voir tout blanc et tout noir (les pauvres) risquent d'être déçus. Le scénario de Laugier nous entraine du bord d'un personnage, puis d'un autre, sans pour autant négliger l'attachement qu'on leur porte respectivement, allant même jusqu'à changer de protagoniste en cours de route !

Certains pourront, peut être trouver la complexité du scénario et de ses enjeux dramatique trop poussée, de même trouver toutes ces réflexions sur le bien et le mal un tantinet trop bavardes, mais le film se suit néanmoins sans difficulté et les 102 minutes passent à une vitesse folle.

 

D'un certain point de vue, le récit peut se scinder en deux comme dans Martyr, à la différence qu'il ne s'essouffle pas, tant de questions restant encore en suspend à la moitié de l'histoire. Pour les allergiques aux récits commençant par le début, la courte séquence d'intro à l'infirmerie ne dévoile en fait rien et sert à brouiller les cartes dès le début.

 

 

En bref, un récit palpitant, alliant polar et épouvante avec brio. The Secret tant un peu à s'étendre dans la philosophie sur le bien et le mal, mais sans jamais desservir ni son scénario ni le spectateur.

 

Bref, un film de qualité, prenant et très bien réalisé !

Posté par Straching à 14:39 - Commentaires [0]